r1200gs moteur

Le moteur est la pièce maitresse de la r12gs. À noter un rodage très long et minutieux ; et un moteur qui commence à se libérer à partir de 17 000 km.

Agrément

Il y a du couple, beaucoup. Trop quand il pleut, l’arrière a vite fait de vouloir passer devant.

À l’utilisation, le couple énorme permet de rouler pépère, très efficace. Au niveau rapport de boîte, on est toujours sur le bon rapport. Parfois, il y a un meilleur rapport mais c’est toujours le bon.

Par contre, le moteur est pataud avec ses grosses gamelles.

Consommation

Vers les 7 l+ en ville. 5,5 l sur route, en fonction du rythme (4,8 à 6 l).

Entretien

Après la révision des 1 000 km, j’ai tout fais moi même.

10 000

À 10 000 km, vidange+les filtres. Remerciement spécial au mécanicien qui a serré le filtre à huile (à 1 000 km) méthode bourricot. J’ai fini par l’exploser (le filtre) au burin.
Ça ne donne pas envie de confier la moto.

Réglage des soupapes facile, 6 sur 8 avec un léger jeu. Ça me permet de repérer le bruit des soupapes mal réglées.

Au niveau huile, j’ai dû passer à la 10w40, pour attendre la fin du rodage.

20 000

Réglage des soupapes : 2 ont légèrement bougé -en mode maniaque-, ce sera le dernier réglage : ça ne bougera plus (surveillance au bruit).

Passage à de l’huile plus fluide (rodage fini) : 05w30. Démarrage plus facile, meilleur comportement à froid, moteur plus vif (ça peut être placebo). Légère baisse de la consommation.

Par la suite

Vidange/filtre tous les 6 000 à 40 000 km. Pas trop suivi et pas super sérieux de ma part.

Vidange de boîte systématique, les vitesses passent mieux.

Bougies et filtre à air de temps en temps. Et c’est tout. Aucune faiblesse de la mécanique moteur.

Au niveau consommation d’huile : rien pour la conduite en ville. Jusqu’à 0,5 l/1 000 pour une conduite sur route. Le moteur faisant un bruit légèrement différent lorsque le niveau descend dans la moitié inférieure du hublot.

r1200gs accessoire

J’ai ajouté un top case et des pare-cylindres. D’origine. Le con.

Le top case
Un truc avec taille variable. En pratique, c’est bien plus lourd qu’un « normal ». Il y a pas tant de place que ça à l’intérieur. Et c’est beaucoup plus cher que du classique. Pour mon usage, c’était un mauvais choix.
Le top case décide sans concertation préalable de vivre une vie indépendante de la moto. La base du top case s’est fendue. Au prix délirant du machin, ça calme. Hors garantie, évidement. J’apprendrais plus tard que c’était un problème connu et que le modèle a été renforcé par la suite.
Ma chance aura été qu’il tombe à la sortie de chez moi et pas sur une autoroute la nuit comme la veille de ce jour. Et au passage je n’ai pas perdu le contenu qui était irremplaçable.
Les protèges mains
Je ne sais plus si c’est d’origine ou option. Il y a un genre de fusible en plastique qui casse assez facilement (pour éviter de casser des trucs plus chers). Ça coûte que dalle. Là c’est bien. Sauf que BM arrête assez vite de commercialiser le bout de plastique, il faut tout racheter. Ça sent très fort le foutage de gueule.
Poignées chauffantes
C’est bien et la droite lâche plus vite que la gauche. Mais là c’est remplaçable par côté, un bon point.
En cherchant sur le net, j’apprends qu’il faut arrêter les poignées chauffantes avant de couper le contact, sinon, légère consommation de courant (avec une batterie limite, voir message précédent). Le problème serait résolu avec une mise à jour logicielle. Pas testé. C’est juste une habitude à prendre.
Les pare-cylindres
C’est du tube d’acier, ça fait son boulot (mais les couvercles d’arbres à cames frottent quand même). Je les ai longuement testés.
L’alarme
Je ne m’en suis quasiment jamais servi.

r1200gs

Je vais en faire plusieurs épisodes. Parce que je l’ai gardée 150 000 km et 13 ans. Qu’elle est exceptionnelle sur certains points. En positif comme en négatif.

Après avoir pris conscience que je roulais trop près de la limite (la mienne de limite) sur ma moto précédente, j’ai l’occasion de tester vite fait une 1150 GS.
Le propriétaire connait un concessionnaire dans le 94 et me pistonne : remise importante sur la R12GS et reprise de la F650GS. Délai de livraison, 4 jours. Les options ne sont pas exactement celles que j’aurais choisies mais c’est ça ou un délai conséquent. Choix aisé.

C’est une super moto avec cependant d’étranges erreurs de conception. Étrange parce qu’il y a incohérence avec le reste de la moto :

  1. La batterie bien trop faible. 12A/h et 200A au démarrage. J’aurais bien vu 50 % de mieux.
  2. L’assistance électrique des freins. Là, c’est n’importe quoi. De plus, il n’y a pas d’accumulation de pression : en automobile, la norme impose (imposait ?) 3 freinages possibles avec assistance de frein lorsqu’il n’y a plus d’énergie à bord. Pour la moto ce serait différent et surtout un constructeur se permet de ne pas suivre le minimum imposé aux voitures ?
    En liaison avec le problème précédent, c’est énorme.
  3. Pas de bouchon de vidange pour l’huile de pont : graissage à vie. Je veux bien que ça ne joue pas sur la fiabilité mais l’huile correcte à vie, c’est impossible. D’ailleurs ce bouchon reviendra sur les modèles suivants.

Pour le reste, des qualités. La moto est connue, ce n’est pas le lieu de revenir dessus.

f650 gs

Je n’ai pas trop de souvenir de cette moto, déjà de l’année d’achat.

Suite à la funduro, je change vers les 50 000 km. Pas de raison particulière. Probablement pour avoir l’ABS et l’injection. Rentrer dans la modernité (et ce que je connaissais en automobile).

Avantage
Beaucoup plus jolie et compacte.
Faible consommation.
Inconvénient
Pas de couple.
Pas de garde boue sur la roue avant, on se prend la flotte sale qui traine sur la route. J’en ai fait mettre un en accessoire mais il a fallu ajouter un pontet sur la fourche et c’était cher.
Le double échappement c’est joli mais pas de place pour transporter le U -sur la précédente, j’utilisais la place à l’opposé du silencieux, très pratique.
Le top case, accessoire d’origine, est minuscule et hors de prix.

La moto privilégie l’esthétique à l’utilisation.

Achat chez Arcueil Motor à nouveau.

Je l’ai revendu parce qu’elle était très facile à conduire et ça commençait à devenir dangereux d’approcher les limites. Avec la suivante, j’ai fait le modeste.

f650 funduro

Ma 2e moto vers 1996.

Il n’y a pas grand chose à en dire. Suite au vol de ma Dominator, achat du plus ou moins équivalent chez BM.

Avantage
Très peu volée par rapport à la Dominator (dont la protection était remarquablement faible).
Plus efficace dans l’ensemble. Et plus fiable. Plus moderne en conception, ça explique.
Inconvénient
Moins marante à conduite.

Je l’aurais bien prise en vert (très clair) mais le concessionnaire ne l’avait qu’en blanc ou noir : « heureusement que je ne l’ai pas en vert, c’est invendable ! ».
Moi et ma naïveté, je n’aurai même pas méchamment négocié. 😉

Concessionnaire sympa et compétant. Arcueil Motor.

honda dominator

Là c’est assez vieux, ma première moto. Je visais une Honda NTV (un bon traine couillon, la moto des coursiers de l’époque) parce que je trouvais logique de prendre une moto faite pour la route puisque je roulais sur la route. Un collègue, ancien de « Japauto moto », m’a convaincu que le trail était la meilleure moto d’apprentissage. Et je suis resté sur les trails.

J’ai hésité avec la NX250, plus moderne. Mais la dimension des roues non standard et le tambour à l’arrière m’ont refroidi.

Débutant

Dans la réparation automobile depuis un moment, j’étais conscient que mécano moto c’est un métier. Alors je faisais faire mes révisions chez le concessionnaire qui m’avait vendu la moto, Japauto avenue de la grande armée à Paris.

J’ai vite compris que c’était mieux que je le fasse moi même. Mais au moins pendant la période de garantie (2 ans), c’était révision Honda, chez Honda. Tous les 6 000 km comme un bon petit client.

Demande de garantie

À 13 000 km, le sélecteur de vitesse se desserre et « mange » les cannelures de la commande sur la boîte. Je vais acheter un sélecteur, samedi matin : pas d’atelier, et je demande à le passer en garantie.
Je leur fais cadeau de la main d’œuvre, pour les 3 minutes de boulot, c’est pas un gros cadeau. Mais le concessionnaire ne veut pas et m’invite à écrire à Honda.

Ce que je fais. Courrier : explication, photocopie du carnet d’entretien tamponné par Japauto, facture de la pièce. Demande de remboursement de la pièce.

Dans le cul lulu

Réponse de Honda : le serrage du sélecteur fait partie de l’entretien « personnel » que doit faire le conducteur (je n’ai plus le terme exact en tête). Et donc c’est pour ma gueule.

Que le machin ne se soit jamais desserré en 13 000 km mais bizarrement en sortie de révision (parce que 1 000 km après, c’est pas long), ben non. Bonjour la qualité et le service client.
Pour préciser : cela faisait 13 000 km que ça se desserrait et ça n’a pas été resserré lors des 2 révisions faites. Alors venir me dire que c’était à moi de le faire m’a légèrement énervé.

Je n’ai pas insisté. Je savais que ça me coûterait plus cher en courrier et en temps que ce qui était gagnable. J’ai laissé 239 francs dans l’affaire.

J’ai monté le sélecteur au Loctite bleu, il ne s’est jamais desserré. C’était bien un problème côté Honda. Par la suite j’ai croisé d’autres possesseurs de Dominator dans la rue. En regardant leur sélecteur, c’était systématiquement desserré… problème Honda. Qualité Honda. Service client Honda.

Conclusion

En conclusion, si j’ai laissé 239 francs dans l’affaire, mes motos suivantes étaient des BMW.

Sauf la distribution vers les 23 000 (qu’ils ont faite 2 fois parce qu’ils ont réussi à se louper), ils n’ont plus touché ma moto. Parce que si le but c’est de bosser comme un goret, je suis capable de le faire pour moins cher. 😉

Note

C’est assez ancien, ça a pu changer chez Honda.